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L'avenir d'Arcelor Mittal Gandrange : le Gouvernement se moque des salariés
Par Jean-Marc Todeschini
COMMUNIQUE DE PRESSE
(25/01/2008) - Alors que des milliers de personnes manifestaient ce jour devant le siège d'Arcelor Mittal au Luxembourg, j'interpellais le gouvernement sur les suppressions d'emplois annoncées par le géant mondial de l'acier sur le site de Gandrange.
J'ai demandé au Gouvernement s'il allait accéder à la demande unanime des salariés et des élus d'exiger de Monsieur Mittal le gel des décisions de suppressions d'emplois. Je lui ai également demandé s'il comptait accompagner le Plan Lorrain à l'Emploi Durable que le Président du Conseil Régional de Lorraine souhaite mettre en place pour rétablir la Lorraine dans son rôle de grande région industrielle.
Madame Lagarde, Ministre de l'Economie, des Finances et de l'Emploi qui répondait à la place du Premier Ministre parti à Davos, n'a pas souhaité répondre à ma deuxième question et a éludé la première.
Les propos de Madame la Ministre, qui traduisent le peu d'intérêt du Gouvernement UMP de se saisir à bras le corps de ce problème de désindustrialisation, sont scandaleux.
Il ne suffit pas de faire la une de tous les quotidiens en annonçant une rencontre au sommet entre le Président de la République et Monsieur Mittal. Les lorrains dans leur ensemble ont besoin de réponses claires et non de poudre aux yeux.
Le gouvernement se moque des salariés de Gandrange. Madame Lagarde en guise de réponse à mes questions a tenu à rappeler que Monsieur Mittal avait racheté pour un franc symbolique en 1999, un site dont personne ne voulait, qu'il y avait, d'après elle, investi pour maintenir de nombreux emplois. Lors de la reprise d'Arcelor, elle a affirmé que le gouvernement avait demandé à Monsieur Mittal de tenir un certain nombre d'engagements et que déjà 45 % d'entre eux étaient remplis. Pour la Ministre, le gouvernement surveille attentivement la tenue de ces engagements et elle a souligné que dans le cadre de la procédure du Livre IV, le groupe s'est engagé à reclasser l'ensemble des salariés.
Bref, tout va bien Madame la Marquise...et de quoi les sidérurgistes concernés et les élus qui les soutiennent se plaignent-ils?
Chacun pourra apprécier le peu de déterminisme et de sincérité dont fait preuve le Président de la République et son Gouvernement dans ce dossier.
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