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Jean-Pierre Masseret interpelle Hervé Morin
Aucune décision concernant les implantations militaires en Lorraine ne doit être prise sans « une concertation dont les objectifs seront de préserver les intérêts de la région Lorraine », souhaite le président du conseil régional, Jean-Pierre Masseret, dans une lettre qu'il a envoyée hier au ministre de la Défense, Hervé Morin. Le sénateur Masseret rappelle au ministre les graves difficultés économiques actuelles de la région. « Nous sommes particulièrement inquiets de voir s'ajouter à ces difficultés la perte de plusieurs milliers d'emplois militaires », indique-t-il, en précisant qu'il ne se fait pas d'illusions sur « la réalité des travaux demandés aux états majors » dans la perspective d'une « réduction significative des budgets » de l'armée.
© Le Républicain Lorrain, Vendredi le 04 Avril 2008. / Lorraine / Société Droits de reproduction et de diffusion réservés
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Des véhicules propres et neufs pour les lycéens
Inscrite dans une démarche de respect pour l'environnement, une convention a été cosignée au lycée des métiers Gustave-Eiffel par le proviseur, le Conseil régional, Citroën Citroën Gaz de France Deux véhicules neufs de type Berlingo fonctionnant au gaz naturel de ville (GNV) destiné à l'apprentissage de la conduite et un utilitaire de type Jumper pour le transport des élèves : voilà la dotation dont va très prochainement profiter le lycée Gustave-Eiffel de Talange, labellisé depuis peu lycée des métiers des techniciens de la motorisation, de la construction et de l'environnement. Une dotation d'un coût total de 60 000 € financée à hauteur de 22 000 € par la Région Lorraine, tandis que la société Citroën s'engage à verser 60 % du montant (36 000 €) et que Gaz de France installera gracieusement deux stations de recharge de gaz au sein de l'établissement. Voilà résumée la convention officiellement signée jeudi en fin d'après-midi, en présence, notamment, de Jean-Pierre Masseret, président de la Région Lorraine et sénateur de Moselle ; Jean-Marc Todeschini, sénateur de Moselle ; et du maire de Talange par ailleurs vice-président du Conseil régional, Patrick Abate.En qualité de proviseur, Olivier Pallez a retracé la genèse du partenariat : « Nos élèves passant le permis B dans le cadre leur préparation au BEP Conduite et service dans le transport routier, nous avions besoin de renouveler les deux véhicules de conduite routière. De même que la Région et GdF, la société Citroën avec aquelle nous avons des contacts réguliers, ont répondu favorablement à notre demande ». Satisfaction donc, d'autant que ce partenariat s'inscrit dans une démarche environnementale commune. Tout en saluant le dynamisme de l'établissement, Jean-Pierre Masseret s'est félicité de cette initiative « innovante et écologique » dont les objectifs sont triples : renouveler des équipements pédagogiques pour améliorer la qualité des formations, contribuer au développement durable l'une des priorités de la Région, et éduquer aux bonnes pratiques environnementales : « Cette ambition marque le souci de lier la formation technologique aux notions d'environnement et d'écocitoyenneté. ».Au côté de l'élu, Denis Kiffer, délégué territorial et responsable GNV pour le compte de GdF, a rappelé que les atouts de ce nouveau carburant (même gaz que celui utilisé pour le chauffage ou la cuisson domestique) qui connaît un intérêt croissant. Non sans rappeler l'accord de partenariat signé en 2000 avec le ministère de l'Education nationale et les constructeurs automobiles français pour développer l'information et la formation des acteurs du système éducatif à ces nouvelles techniques. Pour sa part, Jean-Louis Bouchez, directeur de Région Est d'automobiles Citroën, s'est lui aussi félicité du partenariat « entretenu depuis plusieurs années » avec le lycée de Talange, même si, jusqu'à présent, il était plus axé sur les domaines de la maintenance automobile. C'est donc une nouvelle étape qui vient d'être franchie. La livraison des voitures est prévue le samedi 10 mars, dans le cadre de la journée portes ouvertes du lycée Gustave-Eiffel qui se déroulera de 9 h à 12 h et de 13 h à 17 h.
M.-O.C
Le Républicain Lorrain, Dimanche le 11 Février 2007. / Orne / Vallée
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Le conseil municipal des jeunes ouvre de grands yeux au Sénat
Le conseil municipal des jeunes de Saint-Avold s'est rendu à Paris, accompagné par deux élus, M. Tlemsani et Mme Halbwachs, et par Mme Perier, responsable scolaire. Au programme : la visite du Sénat. Reçus par le sénateur de la Moselle Jean-Marc Todeschini, les jeunes élus ont pu visiter ce bâtiment majestueux et avoir toutes les explications sur le rôle des sénateurs avec la diffusion d'un film. Ils ont également rencontret M. Charasse, sénateur du Puy-de-Dôme, membre de la commission des finances, qui à son tour a donné quelques explications concernant la magnifique salle de lecture.La bibliothèque, la cafétéria, les différentes salles, le jardin et les escaliers étaient de toute beauté. Cependant, le point le plus fort de cette visite était l'hémicycle. Dans un grand silence et les yeux écarquillés, les membres du conseil municipal des jeunes ont pu assister à une séance plénière. Tour à tour, le président a appelé les sénateurs pour obtenir leur avis sur les différents sujets traités en commission et afin de les faire voter. La séance peut durer de 5 h à 20 h. Le conseil municipal des jeunes a découvert ce haut lieu avec un grand intérêt et en gardera un bon souvenir. Après le repas de midi, un tour de Paris a été organisé, en passant par le Louvre, les Champs Elysées et avec un arrêt "photos" au Trocadéro pour admirer la belle Tour Eiffel.
Le Républicain Lorrain, Dimanche le 11 Février 2007. / Saint-Avold / Actualité / Saint-Avold
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Carte scolaire : haro sur la globalisation
Ce n'est pas parce qu'elle a la chance de se développer, que la commune doit subir les conséquences néfastes de la politique de globalisation de sa carte scolaire. Hier soir, 400 Maiziérois sont venus à la salle des fêtes, s'affirmer prêts à en découdre pour sauver l'avenir de leurs enfants. Gérard Terrier, maire, entouré de ses plus proches adjoints et du sénateur Jean-Marc Todeschini a lancé un cri d'alarme dans la commune. Il a été entendu au-delà de ses attentes. Plus de 400 personnes se sont pressées hier soir dans la salle des fêtes pour entendre l'avenir quel avenir scolaire l'Inspection académique réserve à ses écoles. Depuis plusieurs jours, la cité bruissait de rumeurs et d'informations contradictoires à propos de fermetures de classes. Du coup les familles ont pris peur et le maire a souhaité clarifier les choses. Aujourd'hui dans les quatre écoles élémentaires, travaillent 683 élèves dans 29 classes, qui toutes sont en dessous -mais presque en lisière du seuil fatidique des 25 élèves. A la rentrée prochaine, compte tenu du développement de l'habitat, 718 élèves effectueront leur rentrée. « Ils seront donc 35 de plus, ce qui signifie qu'il nous faut deux postes de plus à l'école Pasteur, pour tenir le choc » a indiqué Gérard Terrier.Du côté des cinq écoles maternelles, la problématique est semblable. 460 enfants y sont accueillis dans quinze classes, dont certaines sont déjà au-dessus du seuil des 32 élèves. A la rentrée prochaine, le maire qui a fait ses comptes, prévoit « 503 élèves, soit 43 de plus. » Pour répondre à cette pression de la pyramide des âges, la ville ouvrira l'école de Val Madeira et le maire y a besoin de trois postes. Trois plus deux, cela fait cinq postes. Une addition présentée à l'inspecteur d'Académie, qui a indiqué à son interlocuteur, que les moyens disponibles ne permettaient pas d'en ouvrir plus de deux. « J'ai immédiatement affirmé que ce n'était pas viable, mais l'inspecteur m'a alors invité à regarder la situation de façon globale. C'est-à-dire à recourir à une ventilation des enfants de la maternelle et du primaire ». 38 élèves du primaire devraient ainsi quitter leurs écoles respectives pour rejoindre le groupe Pasteur tandis que chez les plus petits ils seraient 63 à devoir bouger. Inacceptable pour le maire, comme pour les familles et l'opinion publique locale. Hier soir, les 400 personnes présentes à la réunion ont crié haro sur cette formule technocratique de globalisation des moyens. « Il va falloir séparer des fratries ? » « Comment allez-vous gérer les dérogations ? » ou bien encore « Quelle école veut-on pour nos enfants ? » sont autant de questions qui ont fusé. L'adjoint aux finances, M. Basso a d'ailleurs été contraint de recentrer ce débat démocratique afin de la faire avancer : « La question est de savoir quelle action vous voulez mener pour sauver ces cinq classes. » Chaleureusement applaudi, celui qui est aussi le président de la communauté de communes a ensuite permis à Gérard Terrier de formuler une proposition d'action en cinq temps : « Toute la cité va adresser une lettre à l'administration et je vais alerter les maires et les élus. Je rencontre jeudi prochain, l'inspecteur d'Académie adjoint. Au terme de ces actes, dans quelques semaines, nous nous retrouverons pour faire le point. Et si nous rencontrons un blocage systématique, alors nous sortirons. »
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M.G.
Le Républicain Lorrain, Samedi le 10 Février 2007. / Orne / Maizières / Maizières-lès-Metz
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