Les Elus et la Communauté
Educative Manipulés
Par Jean-marc Todeschini
COMMUNIQUE DE PRESSE
(23/01/2007) - Pour la quatrième année consécutive notre Académie va payer le prix fort des choix opérés par le Ministre de l’Education Nationale, avec la suppression de 73 postes d’instituteurs. Ces suppressions inacceptables accentueront les fermetures de classes puisqu’elles induisent inévitablement une redéfinition par l’Inspecteur d’Académie, des seuils d’ouvertures et de fermetures de classe.
Récemment l’Inspecteur d’Académie, chargé par son ministre de tutelle, a écrit aux maires en leur demandant un certain nombre d’informations afin de préparer la prochaine carte scolaire. Cette procédure qui vise, nous dit-on, un dialogue constructif et renforcé avec les élus se déroule en deux phases :
- une proposition technique d’ajustement concerté pour réaliser la rentrée 2007 dès aujourd’hui
- une démarche de réflexion et de programmation pluriannuelle dès mars avec les collectivités pour étudier les aménagements du réseau scolaire à moyen et long terme (rentrée 2008 et suivantes )
La méthode proposée ici ne nous satisfait guère. Aussi, nous avons souhaité réagir auprès de l’ensemble des maires de la Moselle, et de l’Inspecteur d’Académie afin de dénoncer cette fausse démarche de concertation.
Nous avons le sentiment que, comme toutes les dernières mesures gouvernementales annoncées précipitamment avant les échéances électorales prochaines et qui ne seront applicables qu’en 2008, la procédure de fausse concertation lancée par l’Inspection Académique a pour seul objectif de calmer le jeu après l’annonce récente d’une suppression de 73 postes dans le premier degré pour notre Académie.
Les élus locaux et l’ensemble de la communauté éducative ont été ignorés depuis quatre ans par les ministres successifs de l’Education Nationale. Aujourd’hui, ils se retrouvent manipulés. On leur propose via un dialogue constructif, qui ne porterait ses fruits que pour les prochaines rentrées scolaires, d’avaliser les fermetures de classes prévues pour la rentrée de septembre 2007.
Par cette méthode condamnable, les maires seront tenus pour responsables de la disparition de leurs écoles alors même qu’ils n’ont aucune compétence sur les politiques nationales d’amélioration du service public d’éducation.
Pour nous, la concertation avec les élus et la communauté éducative doit être un préalable à toute proposition de carte scolaire et non une variable d’ajustement à des décisions prédéfinies unilatéralement.
Nous souhaitons que la programmation pluriannuelle prévue pour la rentrée 2008, s’applique déjà pour celle de septembre. Cela irait dans le sens du récent rapport établi par les inspecteurs généraux sur la situation de la Moselle et permettrait ainsi au Ministère qui avait commandé cette étude de tenir ses engagements. Mais peut-être que ce rapport ne servait là encore qu’à calmer le jeu à l’approche des élections.
Cette programmation doit s’appliquer dès la rentrée de septembre 2007 afin de permettre d’améliorer au sein de notre Académie la prise en compte des enfants en difficultés, les besoins en remplacement et d’éviter les fermetures de classes en nombre dans les zones rurales.