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Rentrée Scolaire : les trois Sénateurs dénoncent la casse de l'école publique

Par Jean-Pierre Masseret, Gisèle Printz et Jean-Marc Todeschini

COMMUNIQUE DE PRESSE 

 

(4/09/2006) -  Si le Ministre Gilles de Robien s’autosatisfait de cette rentrée scolaire, il est bien le seul. Syndicats, enseignants, parents d’élèves et élus ne sont pas dupes de la volonté du Gouvernement d’orchestrer la casse de l’école publique et laïque. Loin d’ouvrir de nouvelles perspectives pour lutter contre l’échec scolaire et pour l’égalité des chances, cette rentrée 2006 ressemble tristement à celles que nous connaissons depuis 4 ans maintenant.

 

Depuis 2002, 25 000 postes d’enseignants ont été supprimés, des milliers de classes fermées, des remplacements non effectués, des filières professionnelles supprimées, des classes de plus en plus chargées, la scolarisation des enfants de 2 et 3 ans abandonnée. Dans le cadre de la préparation du budget 2007, de nouvelles coupes sombres sont annoncées avec la suppression de 8700 postes supplémentaires.

 

Depuis quatre ans, les Gouvernements Raffarin et Villepin soutenus par l’UMP et son Président Nicolas Sarkozy, ont organisé la crise de notre système scolaire, anéanti les fondements de l’école de la République, découragé ceux qui la font vivre au quotidien, enseignants, élèves et collectivités territoriales, hypothéqué l’avenir de nos enfants.

 

Les sénateurs Jean-Pierre Masseret, Gisèle Printz, et Jean-Marc Todeschini, dénoncent le manque de moyens consacrés à l’école, et s’indignent de la méthode du Gouvernement qui consiste à se cacher derrière la dette publique pour justifier ses politiques éducatives et dans le même temps à consacrer d’importants cadeaux fiscaux aux plus favorisés des français.

 

Ils dénoncent l’entêtement du Ministre de l’Education Nationale à revenir sur des pratiques anciennes, véritables régressions pour notre système éducatif, telles l’apprentissage à 14 ans et le travail de nuit dès 15 ans. De même, ils dénoncent la mystification du ministre dans le dossier des méthodes de lecture où il donne à croire que toutes les difficultés des enfants viendraient d’une mauvaise méthode qui, d’ailleurs n’est plus utilisée en France depuis de longues et longues années. Cela lui permet de détourner l’attention sur les manques de moyens de l’Education Nationale, sur les inégalités sociales, culturelles et au passage laisser supposer que les enseignants seraient les responsables de toutes les difficultés des enfants.

 

En ce jour de rentrée scolaire, les sénateurs Jean-Pierre Masseret, Gisèle Printz et Jean-Marc Todeschini, souhaitent rappeler qu’ils voteront contre les diminutions budgétaires qui seront proposées par le Gouvernement et continueront à se mobiliser auprès de la communauté éducative et des collectivités qui consentent d’importants efforts financiers pour maintenir leurs écoles.

 

Ils appellent l’ensemble des parlementaires de droite à refuser de voter et de justifier au Parlement la baisse des crédits affectés à l’éducation, afin que l’école redevienne le creuset de la République, et que chaque enfant ait la possibilité de se former dans les meilleures conditions.

 


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© Sénateurs Masseret Printz Todeschini 2006